Post Footer automatically generated by Add Post Footer Plugin for wordpress.
blogged by Uranie
\\ tags: art, changement, chemin, compassion, esprit, expérience, impermanence, karma, livre, mort, nature, paix, réalité, univers, vie
|
|
…
[A présent, regardons à nouveau ce qu'il advient de celui qui meurt, à chacun des trois stades cruciaux qu'il traverse :
1. Au point culminant du processus de la mort, après la dissolution des éléments, des sens et des états de pensée, la nature ultime de l'esprit, ou Luminosité fondamentale, est dévoilée l'espace d'un instant.
2. Puis le rayonnement de la nature de l'esprit se déploie et resplendit fugitivement, en revêtant les apparences de sons, de couleurs et de lumières.
3. Enfin, la conscience de la personne décédée s'éveille et pénètre dans le bardo du devenir ; son esprit ordinaire reparaît et se manifeste sous une forme - celle du corps mental - soumise aux lois des habitudes et du karma passés. Ceux-ci conduisent l'esprit ordinaire à s'attacher aux expériences illusoires du bardo comme à des réalités tangibles.]
|
 |
…
[Les enseignements nous proposent une autre manière de comprendre ce processus en observant "ce qui est révélé" à chacune des phases de la mort. ils parlent de trois niveaux d'être auxquels on donne, en sanscrit, le nom de "kayas". le mot kaya signifie littéralement "corps", mais il prend ici le sens de dimension, de champ ou de base.
Examinons donc maintenant le triple processus à partir de ce point de vue :
1. La nature absolue, dévoilée au moment de la mort dans la Luminosité fondamentale, est appelée Dharmakaya ; c'est la dimension de la vérité "vide", non conditionnée, dans laquelle ni l'illusion, ni l'ignorance, ni le moindre concept n'ont jamais pénétré.
2. Le rayonnement intrinsèque de l'énergie et de la lumière qui se déploie spontanément dans le bardo de la dharmata est appelé Sambhogakaya ; c'est la dimension d'une complète félicité, le champ d'une plénitude et d'une richesse totales, au-delà de toutes les limitations dualistes, au-delà de l'espace et du temps.
3. La sphère dans laquelle s'opère la cristallisation en une forme et que révèle le bardo du devenir est appelée Nimanakaya ; c'est la dimension de la manifestation incessante.]
|
 |
…
[La plupart d'entre nous ont une vision limitée et ne perçoivent que la dimension de la forme et de la manifestation - la dimension du Nirmanakaya. C'est la raison pour laquelle le moment de la mort est généralement en état d'absence et d'oubli ; nous n'avons, en effet, rencontré ou développé aucun moyen de reconnaître la réalité du Dharmakaya lorsqu'elle s'élève en tant que luminosité fondamentale. nul espoir non plus pour nous de reconnaître les champs du Sambhogakaya lorsqu'ils apparaissent dans le bardo de la dharmata Notre vie tout entière s'étant déroulée dans le domaine des perceptions impures de la manifestation du Nimanakaya, nous sommes, au moment de la mort, ramenés d'emblée à cette dimension. Nous nous éveillons, affolés et éperdus, dans le corps mental du bardo du devenir, prenant pour réelles et substantielles les expériences illusoires, tout comme nous l'avions fait dans notre vie précédente. Alors, sous la poussée du karma passé, nous basculons, impuissants, vers une renaissance.]
|
|
|
…
[Les trois phases du processus que nous voyons se déployer dans les états du bardo, à la mort, peuvent également être perçues à d'autres niveaux de conscience durant la vie. Considérons-les à la lumière de ce qui se produit pendant le sommeil et les rêves :
1. Quand nous nous endormons, les sens et les voiles les plus grossiers de la conscience se dissolvent et, graduellement, la nature absolue de l'esprit - nous pourrions dire la Luminosité fondamentale - est brièvement révélée.
2. Se manifeste ensuite une dimension de la conscience comparable au bardo de la dharmata ; elle est si subtile que nous sommes normalement totalement inconscients de son existence même. Combien d'entre nous, finalement, sont conscients de ce moment du sommeil qui précède le début des rêves ?
3. La plupart d'entre nous, cependant, ne sont conscients que du stade suivant, où l'esprit redevient actif ; nous nous trouvons alors dans un monde onirique semblable au bardo du devenir. nous revêtons à ce moment un "corps de rêve" et vivons diverses expériences oniriques qui, dans une large mesure, sont influencées et façonnées par les habitudes et les activités de notre état de veille. Tout cela nous semble solide et bien réel, et nous ne réalisons jamais que nous sommes en train de rêver. ]
|
Post Footer automatically generated by Add Post Footer Plugin for wordpress.
blogged by Uranie
\\ tags: conscience, enseignement, esprit, expérience, karma, livre, mort, nature, pensée, réalité, sens, vie
|
|
…
[Selon les tantras du Dzogchen, les émotions négatives s'accumulent dans le système psychophysique des canaux subtils, de l'air intérieur et de l'énergie, et se rassemblent en des centres d'énergie spécifiques du corps. Ainsi le germe du monde infernal et sa cause, la colère, sont-ils situés au niveau de la plante des pieds ; le monde des esprits avides et sa cause, l'avarice, se trouvent à la base du tronc ; le monde animal et sa cause, l'ignorance, se situent au niveau du nombril ; le monde humain et sa cause, le doute, sont placés au coeur ; le monde des demi-dieux et sa cause, la jalousie, sont logés dans la gorge ; et le monde des dieux et sa cause, l'orgueil, se situent au sommet de la tête.] |
photo : http://trucspourapprendre.free.fr/noeuds/noeud3.htm
|
…
[Ceux qui sont en deuil passent par une sorte de mort. Tout comme un mourant, ils ont besoin de savoir que les émotions perturbatrices qu'ils éprouvent sont naturelles, et que le deuil est un processus long et souvent tortueux où la souffrance revient, encore et encore, par cycles. Leur état de choc, leur hébétude et leur sentiment d'incrédulité s'estomperont et seront remplacés par une conscience profonde et, par moment, désespérée, de l'immensité de leur perte ; cela aussi finira par s'atténuer, se transformant en un état d'apaisement et d 'équilibre. Dites-leur que ce cycle se répétera plusieurs fois, mois après mois, et que toutes ces émotions insoutenables sont naturelles, de même que leur peur de ne plus pouvoir revenir à une vie normale. Dites-leur que leur douleur parviendra à son terme et se transformera en acceptation, c'est une certitude, même si cela peut demander un an ou deux.
Comme le dit Judy Tatelbaum (The courage to grieve):
"Le chagrin est une blessure qui demande de l'attention pour guérir. Afin d'aller jusqu'au bout de notre chagrin et de l'épuiser, nous devons affronter nos émotions dans un esprit d'ouverture et d'honnêteté, les exprimer , les libérer totalement et les accepter, quel que soit le temps que prendra notre blessure pour guérir. nous craignons que le chagrin ne nous submerge si nous le reconnaissons. La vérité est que le chagrin dont on fait l'expérience se dissipe. Un chagrin non exprimé est un chagrin qui dure indéfiniment. "
Mais trop souvent et de façon tragique, les amis et la famille de la personne endeuillée s'attendent à ce que celle-ci 'revienne à la normale" après quelques mois. Cela ne fait qu'augmenter sa confusion et son isolement car son chagrin persiste et, parfois même, s'intensifie.]
|
|
|
…
[Il est très important que ceux qui survivent au décès soudain d'un proche se rendent auprès du corps ; s'il ne le font pas, en effet, il pourra leur être difficile de réaliser que la mort a bien eu lieu. Si c'est possible, les personnes devraient s'asseoir tranquillement près du corps et dire ce qu'elles ont besoin de dire, exprimer leur amour et commencer à dire adieu.
Si cela n'est pas possible, procurez-vous une photo de la personne qui vient de mourir et entamez le processus d'adieu, de l'achèvement de la relation et du lâcher prise. Encouragez ceux qui souffrent de la mort soudaine d'un être cher à faire de même ; l'acceptation de cette nouvelle et déchirante réalité de la mort leur en sera facilitée. parlez leur également des moyens que j'ai décrits plus haut et qui permettent de venir en aide au défunt : ce sont des méthodes simples qu'ils peuvent eux-même employer au lieu de rester assis, envahis par une culpabilité et une frustration muettes, à ressasser désespérément l'épisode de la mort.
dans le cas d'une mort soudaine, les survivants éprouvent souvent des sentiments violents et inhabituels de colère envers ce qu'ils considèrent être la cause de la mort. Aidez-les à exprimer cette émotion car, s'ils la répriment, ils se trouveront tôt ou tard plongés dans une dépression chronique. Aidez-les à abandonner leur colère et à découvrir la profondeur de la souffrance qui se cache derrière elle . Ils peuvent alors commencer le processus de lâcher prise, tâche douloureuse mais qui les amènera progressivement à la guérison complète.
il arrive souvent qu'après la mort d'un être cher, un individu se trouve accablé par un intense sentiment de culpabilité ; il ressasse les erreurs de la relation passée ou se torture à la pensée de ce qu'il aurait pu faire pour empêcher la mort. Encouragez le à parler de son sentiment de culpabilité, quelque déraisonnable et aberrant qu'il puisse paraître. il s'atténuera ainsi lentement et la personne finira par se pardonner elle-même et par reprendre le cours normal de sa vie.]
|
Post Footer automatically generated by Add Post Footer Plugin for wordpress.
blogged by uranie
\\ tags: colère, conscience, corps, émotion, énergie, esprit, être, livre, monde, mort, vie
|