août 23

Quelle est notre part de liberté si les causes et les effets s’enchainent perpétuellement ?

 

Le principe même de cause à effet est précisément ce qui permet d’agir sur les choses. L’impermanence des choses permet d’intervenir, de changer les choses. La loi de causalité ne signifie pas que les choses sont déterminées. Peut être que, pour les objets inanimés, on peut dire que les lois sont « automatiques », car le choix n’intervient pas dans les processus de transformation, mais pour ce qui est soumis à la loi karmique, nos actions, nos choix, influencent le cours de notre vie présente et de nos vies futures.

Egalement, tout dépend de la façon dont nous examinons les choses, à court ou à long terme. Si c’est avec sagesse, c’est-à-dire à long terme, le processus de conscience nous rend architecte de notre propre vie.

 

 

Comment l’éducation des enfants peut elle enseigner que l’attachement au moi et au mien est un poison ?

 

Je pense que l’attachement est biologiquement une émotion nécessaire, inscrite dans notre patrimoine humain. Nous en avons besoin pour rassembler les conditions utiles à notre survie. Quelqu’un qui serait dépourvu d’attachement et de colère, sans doute ne survivrait il pas. Il faut acquérir la sagesse, la compréhension que ce sont des facteurs de survie.

Pour un jeune enfant qui n’a pas encore les capacités de raisonnement nécessaire à comprendre cela, il est naturel qu’il éprouve ces pulsions et, à ce moment là, pour préparer l’avenir, il est important qu’il bénéficie d’affection constante et d’un environnement ou l’amour règne. Et, plus tard, viendra l’éducation, le temps de cultiver les valeurs de compassion et d’altruisme. Je crois que ce processus est permis au cours de l’existence mais qu’au plus jeune âge, il est normal que l’attachement puisse même engendrer un peu de colère de temps en temps.

 

 

Quelle est la place des femmes dans le bouddhisme ?

 

Au départ, le bouddha a donné l’égalité aux hommes et aux femmes, cependant, il y avait une ordination pou les hommes et une pour les femmes, mais les hommes étaient assis devant les femmes. on dit aussi que les 100 dernier kalpas du cycle des résurrections sont des vies d’hommes … J

La capacité d’Eveil est absolument égale chez les hommes et chez les femmes. Il y a donc des bouddhas hommes et femmes.

Historiquement, au début, les tribus étaient isolées les unes des autres et puis, quand elles ont grandi et qu’elles ont du se partager des choses, des territoires, des richesses, il a fallu nommer des chefs. Naturellement, dans ce type de société, celui qui pouvait faire régner l’ordre devait régner par la force, d’où une succession de règnes males.

Ceci dit, à mesure que l’on a évolué vers des sociétés modernes, basées sur l’éducation, avec moins de luttes physiques, on s’approche d’une égalité des hommes et des femmes dans le pouvoir. Cependant, l’éducation ne suffit pas. Nous avons besoin d’une société altruiste et compatissante.

Et là, on s’aperçoit que, biologiquement, les femmes, les mères, sont plus naturellement soucieuses du bien être, du soin des autres. De même qu’il y a plus d’infirmières que d’infirmiers dans les hôpitaux, il y a plus de bouchers que de bouchères dans les abattoirs. Les femmes sont plus portées vers la compassion, elles devraient donc avoir un rôle de plus en plus important. Ceci dit, les hommes peuvent développer l’objet infini de leur compassion et donc s’efforcer d’être au moins leur égal  ;-)

 

 

Le Dalai Lama peut il se réincarner en femme ?

 

La première fois que cette question m’a été posée, c’était déjà en France, il y a longtemps de cela J

Le but de la réincarnation dans le bouddhisme, c’est d’être utile aux autres et si les conditions sont telles qu’une femme a plus de possibilités d’être utile à cela dans la société, alors, un Dalai lama non seulement pourrait mais devrait se réincarner en femme. Et j’ajouterais que, si de surcroit elle pouvait être agréable à regarder, ce serait encore mieux ! J Car une figure avenante permet aux autres de s’ouvrir plus facilement.

 

 

Est-ce que l’on peut être adepte de la non-violence et, en même temps, jouer à des jeux violents sur ordinateur ?

 

Si nous avons développé une profonde conviction pour la non-violence et que toute forme d’agressivité n’apparaît plus dans notre esprit, alors, la vision d’images violentes peut être une confirmation que la non-violence est la seules manière de faire pour l’humanité, cela renforcera les convictions.

En revanche, pour une personnes plus jeune, un enfant  qui n’a pas encore eu le temps de développer cette conviction, cela peut les amener à croire que la violence, tuer, est quelque chose de normal, d’acceptable et donc, cela est très néfaste.

 

 

 

Dalai lama – Nantes 2008

18 août 2008 – Le Dalai Lama répond aux questions du public

Retranscription de mon carnet de notes, merci de citer la source www.uranie.net

 

 

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août 19

S’il n’y a ni début ni fin, est ce que le temps existe ? Et si le temps existe, est il linéaire ou circulaire ?

 

Le temps est relatif. Il est concevable uniquement par rapport aux phénomènes et à leur existence, mais le temps n’a pas d’existence intrinsèque.

 

 

Qu’est ce qui vous met en colère et qu’est ce qui vous remplit de joie ?

 

Je vais vous raconter une anecdote survenue aux Etats-Unis.

Une journaliste lors qu’une conférence de presse me pose la question suivante : comment envisagez vous vote héritage ? Je lui réponds en substance que, en tant que moine, la question de mon héritage n’a pas vraiment d’importance car je ne suis pas attaché aux choses ni aux considérations dites « mondaines », c’est-à-dire à la considération qui m’est accordée au sein du monde.

 

Quelques moments plus tard, elle me repose la même question … je lui réponds donc la même chose J

 

Quelques moments plus tard, elle me repose la même question pour la 3eme fois ! … j’avoue que j’ai un peu perdu patience L

 

Et la joie ? Et bien si mon existence peut être utile à quelques hommes, alors je suis heureux ! Etre utile aux autres : voilà ce qui me remplit de joie !

 

 

Quelle est la position du bouddhisme sur l’euthanasie ?

 

Ce genre de décision éthique ne peut être menée que dans le cadre précis de chaque situation, c’est toujours au cas par cas. Il n’est pas possible de donner une position qui serait adaptée à toutes les situations. Il s’agit de mesurer la perte ou le gain en souffrance, non seulement pour la personne mourante mais pour sa famille.

 

Peut on modifier l’évolution d’une tumeur cancéreuse ? Par quelle pratique ?

 

Tout cela dépend de la force de l’expérience méditative. Quelqu’un qui a une force de mutation importante, par la méditation, en focalisant son attention … est ce que cela peut avoir un effet sur le corps ? Je n’en sais trop rien, j’en doute même. Sauf peut être si nous pouvons avoir un pouvoir méditatif extrêmement avancé. Par contre, il y a de vraies possibilités pour que la douleur physique ne se transforme pas en souffrance, en misère mentale. Pour quelqu’un qui pratique une religion théiste, la prière peut aussi aider. Et pour ceux qui n’ont pas de religion … et bien je reprendrais les paroles de Santideva : Si un problème a une solution, il n’est pas nécessaire de s’inquiéter et s’il n’a pas de solution, il n’est pas utile de s’inquiéter.

De manière préventive, un esprit calme, serein, détaché, permettra de se détacher de la souffrance physique.

 

 

Lorsque je prends une décision, qui décide finalement ?

 

Dans le chapitre 24 des Stances de la Voie Médiane, l’examen des nobles vérités y répondra.

 

Quelle différence faites vous entre la recherche spirituelle, la recherche scientifique et la recherche artistique ?

 

Tout le monde fait de la recherche ! Les jardiniers font de la recherche, les cuisiniers font de la recherche, … tout le monde cherche … de quoi est faite la réalité. Pour l’art je ne sais pas, mais pour la science et la recherche bouddhique, les deux procèdent d’une méthode analytique. C’est une recherche empirique, étape par étape qui vise à identifier la nature des phénomènes et comment ils fonctionnent. Le raisonnement, la logique, sont utilisés dans les deux domaines. Dans les écrits du bouddha, on est obligé d’utiliser l’analyse logique et le raisonnement, ceci est très proche de la manière dont procède la recherche scientifique.

Une des différences tient plutôt aux domaines d’investigation.

Les sciences analysent généralement des phénomènes physiques extérieurs mesurables.

Le bouddhisme aussi, mais nos télescopes étant moins puissants, le soleil et la lune ont la même taille et sont à la même distance de la terre XD

Par contre notre domaine d’investigation principal se situe plus dans le domaine de la recherche intérieure. Ceci dit, les neurosciences mesurent aujourd’hui l’activité cérébrale en fonction des émotions et de e point de vue, nos études se rejoignent.

 

INTERMEDE

Le Dalai Lama fait asseoir les 4 agents de la sécurité qui sont debout devant la scène. « Ceci n’est pas une cérémonie J Ces gardes debout me rappellent la rigueur officielle des gardes républicains ! »  Il s’amuse de sa plaisanterie et ajoute «De plus je pense que la fatigue n’est pas favorable à l’exercice de leur fonction, je pense donc à l’efficacité de leur travail aussi ;o) … Le bouddhiste se doit d’avoir du sens pratique ! XD » le publique applaudit chaleureusement, on apporte des chaises et les agents de la sécurité semblent apprécier.

 

 

Comment pratiquer le détachement au moment de la mort ?

 

Nous aborderons ce sujet dans le chapitre 26 des Stances de la Voie Médiane, l’examen de la production interdépendante.

 

Comment la philosophie peut elle rejoindre la spiritualité ?

 

Il existe quelques philosophes occidentaux qui acceptent la notion de non soi. Un neurophysicien aussi a dit que cela était beaucoup plus proche de la réalité que l’existence d’une âme, car il n’y a pas à proprement parler de « poste de commandes » dans le cerveau. La physique quantique ne considère pas les objets comme étant des choses existantes en elles même. Pour autant que je la comprenne. Récemment à Delly en Inde, j’ai rencontré un physicien qui avait lu Nagarjuna. Il m’a dit être frappé de voir comment il déconstruisait la réalité et cela 2000 ans avant la physique moderne.

 

Pensez-vous que le hasard, la chance existe ?

 

Il se peut que les choses surgissent sans que l’on puisse identifier un enchaînement. Mais même si on n’arrive pas à pointer les causes, les choses ne surgissent pas sans facteur de causalité.

Quand je claque des doigts, le son de mes doigts n’existait pas avant, mais c’est le résultat d’un certain nombre de conditions qui ont été réunies pour que ce son surgisse. Dans ce cas, il n’y a pas de continuum retraçable, mais des conditions momentanées suffisantes.

 

Où naîtra le prochain Dalai Lama ? Et quand ?

 

Premièrement, ce n’est pas notre affaire et deuxièmement, il n’y a rien de pressé ! XD

Ceci dit, en avril dernier, nous avons eu une grande réunion des patriarches du bouddhisme. Nous avons discuté de différentes choses, mais aussi de ce sujet …. C’est donc en cours.

 

Quand on est éveillé, comment sait on que l’on est éveillé ?

 

….Un bouddha qui ne reconnaîtrait pas sa propre nature … ce serait un peu bizarre non ?

XD …. XD …. XD

Il y a différentes étapes bien sur vers la bouddhéité et on trouve dans les textes des descriptions précises des qualités acquises et les défauts, les obscurcissements qui ont été dissipés. C’est pareil pour la méditation.

Ces descriptions sont les bhumi. – Dans le Mahayana, les dix terres des bodhisattva, ou bhumi sont dix étapes ou niveaux successivement franchis au cours de la « carrière » d’un aryabodhisattva, depuis le moment où un boddhisattva qui a déjà parcouru la voie de l’accumulation et la voie de l’application entre dans la voix de la vision jusqu’à celui où il devient un bouddha parfaitement accompli (ajout du Dictionnaire du Bouddhisme – Philippe Cornu) -

Et donc on peut vérifier, à mesure que l’on avance sur la Voie, notre niveau atteint.

 

Quand on a atteint l’éveil, comment peut on aider les autres ?

 

Nous en avons discuté un peu hier. Le bouddha éveillé atteint le nirvana, sans y résider. Nous nous sommes interrogés sur la « disparition » de sa conscience et avons vu que ceci n’était pas correct car ce n’est pas une extinction, ni une destruction dans la mesure où émerge la connaissance pure, la conscience lumineuse. Car sinon, il n’y aurait pas de fruit et l’acte serait donc sans objet.

La bouddhéité se manifeste par l’atteinte des kaya. – Les Kaya sont les « corps » d’un bouddha. Ce terme désigne les différentes manifestations ou dimensions d’un être éveillé. Dans le Mahayana (…), il est essentiel de comprendre que les trois corps ne sont pas trois entités séparées mais trois expressions de l’Eveil qui sont une en essence. (…) Le nirmanakaya, le corps d’apparition ou de manifestation (…) est le corps formel destiné à œuvrer pour le bien des êtres ordinaires et des pratiquants des trois véhicules (ajout du Dictionnaire du Bouddhisme – Philippe Cornu) -

 

 

Nantes – 17 août 2008 – Enseignements du Dalai Lama

Les questions du public

Retranscription de mon carnet de notes – Merci de citer la source : www.uranie.net

 

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août 17

15    Août 2008, conférence publique de Sa Sainteté le Dalai Lama

Thème : La paix intérieure comme fondement de la paix mondiale

 

Nous devons distinguer le confort mental du confort physique.

Le sentiment de « moi », d’identité personnelle est instinctif. Le désir d’être heureux est naturel et spontané. C’est même un droit fondamental que de vouloir éviter la souffrance. Ceci dit, la vie nous apportera son lot de difficultés. Des difficultés physiques, comme la maladie, la vieillesse. Des difficultés mentales aussi.

 

L’argent palie aux souffrances physiques, mais pas aux souffrances mentales, c’est même quelque chose qui peut intensifier le stress, le sentiment de malaise.

Si le confort mental permet de dépasser les peines physiques, l’inverse n’est pas vrai.

 

L’intelligence crée des attentes, des espoirs. Ces attentes peuvent à leur tour créer du stress, des doutes, de la dépression. Aussi, comment équilibrer ceci ? Et bien, en gérant nos émotions. La paix intérieure dépend de cela.

 

Il y a deux types d’émotions. Les émotions destructrices, qui détruisent notre paix intérieure et celles qui la renforcent et que nous appelons les émotions constructives. La compassion, l’amour altruiste, la capacité à pardonner, renforcent notre calme, notre force d’âme. Elles procurent un soulagement qui renforce notre paix intérieure. A l’inverse, la colère malveillante, la haine, la jalousie entraînent des paroles et des actes nuisibles qui  détruisent notre paix intérieure.

 

La paix a la faculté d’engendrer la paix et c’est pour cela que nous devons trouver notre paix intérieure. La paix intérieure n’est pas seulement l’absence de violence ou de conflit. Elle ne peut venir que d’un « sentiment intérieur » de paix. Pour cela, les problèmes doivent être réglés de manière pacifique, par le dialogue, car nous ne pouvons pas régler les problèmes de manière agressive. Les bases d’un dialogue de paix sont celles qui permettent un échange fluide, ou chacun est prêt à changer. Ceci nous amène à considérer à quel point nous sommes tous interdépendants. Nous, nos communautés, nos pays, sommes interdépendants, économiquement et de manière environnementale aussi !

 

Pour développer la paix intérieure, nous devons développer notre compassion, cela signifie développer notre conscience des autres.

Pour établir la paix, nous devons progresser étape par étape : Moi, ma famille, ma communauté, etc…

 

Nous vivons dans un monde qui change. Ceux qui étaient nos ennemis hier ne le sont plus aujourd’hui. Voyez l’histoire de la France et de l’Allemagne. L’intérêt commun dépasse la souveraineté de chacun. Nous sommes une seule grande famille humaine.

 

La compassion est indispensable. La survie du jeune humain dépend de l’affection des siens, de la compassion que le bébé reçoit à la naissance. Certains animaux ne semblent pas avoir besoin de cette affection, comme les petites tortue ou les poissons qui ne reçoivent pas de soin à la naissance. Mais pour nous c’est un besoin vital. Sans cela, le bébé mourrait dans ses premières heures. Nous savons aujourd’hui mesurer les conséquences psychologiques du manque d’affection. Un enfant privé de cette affection ne joue pas, il a peur et se retranche dans la solitude, il devient violent.

 

Ce besoin d’affection, nous naissons avec. C’est le premier aspect de la compassion, il est intimement lié à notre construction physiologique. Un esprit de compassion participe à la construction d’un système « humain »

 

Les conclusions de la biologie rejoignent celles de la spiritualité. La tendance à la colère et à la haine dévorent le système immunitaire, alors que la compassion, l’altruisme le développent. La compassion apporte un sommeil réparateur et aide à surmonter les aléas de la vie.

 

Shantidéva a dit : S’il existe un moyen de résoudre ton problème alors, il n’est pas nécessaire d’être anxieux. Et s’il n’existe pas de moyen de le résoudre alors, il est inutile de nourrir de l’anxiété.

 

Nous ne devrions jamais perdre la compassion. Hors, en grandissant, nous l’oublions et malheureusement, allons vers la force, l’abus de l’autre.

 

Aaron Beck, un psychologue disait que lorsque nous haïssons, l’objet de notre haine est 100 % détestable. Hors, sur ces 100 %, 90 % sont des projections. Et il en va de même lorsque nous aimons, l’objet de notre amour est à 100 % aimable, mais 90 % sont des projections.

Nous ne voyons pas la réalité telle qu’elle est et ce décalage est générateur de souffrances. Nous devons apprendre à regarder les choses sur plusieurs axes, de manière à réduire cet écart de perception et à mieux discerner la réalité.

 

Les études contemplatives et méditatives, mais aussi l’éducation permettent d’acquérir plus de compassion.

Notre système éducatif doit évoluer, pour enseigner plus d’altruisme et de chaleur de cœur. Certaines actions dans ce sens existent, cela doit se développer.

 

Quand à éprouver de la compassion pour votre ennemis me direz vous, cela est difficile … Je vous répondrai que l’on doit différencier les êtres de leurs actions car les êtres se transforment.

 

 

 

 

LES QUESTIONS DU PUBLIC

 

Les animaux ont-ils une âme ?

 

… une âme ? Il faut définir ce qu’est une âme ! … Je ne sais pas XD

Philosophiquement, cela se réfère à une « âme indépendante » je crois ? Le bouddhisme réfute cette notion en tant que sentiment de soi indépendant des autres et du corps. D’un point de vue bouddhiste, ils ont, comme les humains, le souhait d’échapper à la souffrance.

 

Le Dalai Lama se met il en colère ?

 

XD Oui bien sure ! … parfois J … alors faites attention ! XD

 

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