avr 21

Sommaire

Introduction à l’édition révisée
Avant-propos
Préface

Première partie : La Vie
1. Le miroir de la mort
2. L’impermanence
3. Réflexion et changement
4. La nature de l’esprit
5. Ramener l’esprit en lui même
6. Evolution, karma et renaissance
7. Bardos et autres réalités
8. Le bardo naturel de cette vie
9. Le chemin spirituel
10. L’essence la plus secrète

Deuxième partie : Mourir
11. Conseils du coeur sur l’aide aux mourants
12. La compassion : joyau qui exauce tous les souhaits
13. L’aide spirituelle aux mourants
14. Pratiques pour le moment de la mort
15. Le processus de la mort

Troisième partie : Mort et renaissance
16. La base
17. Le rayonnement intrinsèque
18. Le bardo du devenir
19. Aider après la mort
20. L’expérience de proximité de la mort : un escalier qui mène au ciel ?

Quatrième partie : Conclusion
21. Le processus universel
22. Serviteur de la paix

Annexes
I Mes maîtres
II Questions relatives à la mort
III Deux témoignanges
IV Deux mantras

Notes
Bibliographie
Remerciements
A propos de l’auteur
Rigpa
Index



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sept 01

 

Commentaire de l’esprit d’éveil – Nagarjuna

 

69

La vérité relative émane du karma et des émotions négatives,

Et le karma émane de l’esprit.

Or l’esprit est accumulation de schémas habituels :

La félicité vient avec la fin des schémas habituels.

70.

La félicité de l’esprit est la paix elle-même

Et l’esprit en paix ne tombe pas dans l’ignorance.

L’absence d’ignorance est la réalisation du réel

Et la réalisation du réel apporte la libération.

71.

Il est expliqué que l’Ainsité,

La réalité ultime, le sans-caractéristiques,

La vérité absolue et le suprême

Esprit d’Éveil sont la vacuité.

72.

Ceux qui ne connaissent pas la vacuité

Ne peuvent pas atteindre la libération.

Ignorants, ils tournent en rond,

Prisonniers de l’existence, dans les six destinées.

 

La vacuité s’aborde par 2 voies :

  • La compréhension
  • La réalisation par la méditation

 

La pratique, en réalisant la vacuité va agir contre les klesas, mais sans la compréhension de la vacuité, il n’y a pas  de moyen de se libérer des souffrances.

 

Le bouddhisme parle des 3 joyaux qui sont les 3 objets de refuge :

  • Le dharma
  • Le Bouddha
  • La Sangha (Les compagnons de voyage)

 

Chaque tradition a ses propres objets de refuge et ici, l’aspect particulier est que nous revenons notre propre refuge car, au-delà de la foi il y a reconnaissance des (illisible) de ce refuge, ce qui permet d’aller au-delà de la souffrance. Pour atteindre ce refuge ultime, il faut mettre en œuvre la sagesse et la connaissance. Pour atteindre l’Eveil, il faut avoir une existence relativement heureuse, celle des royaumes supérieurs du samsara. La racine qui permet d’atteindre les destinées heureuses du samsara est la connaissance qui donne la sagesse.

En ce qui concerne la foi, la confiance que nous plaçons dans le guide, elle est commune à tous les véhicules. Dans le cas du refuge du bouddhisme, celui-ci exige que l’on pratique les 10 actes vertueux en évitant les comportements négatifs.

Deux attitudes permettent d’éviter de perpétuer ces actes négatifs.

Pour les Bodhisattvas il s’agit de s’abstenir en raison des conséquences néfastes pour les autres.

Pour les auditeurs et les bouddhas par eux même, ce sera par peur d’en souffrir soi même, ici ou plus tard.

Dans le second cas, d’où procèdent les actes négatifs ? Notre attachement à la permanence des choses et à soi même. Nous cherchons notre propre confort en nous disant que « c’est comme cela ». L’antidote consiste à ne pas prendre pour ce qui est ce qui n’est pas. Il s’agit des « vues fausses »

Prendre pour permanent ce qui est impermanent

Prendre pour félicité et bonheur ce qui est souffrance

Prendre pour moi ce qui est rien

 

Dans les 400 quatrains d’Aryadeva, on doit se débarrasser de toutes les vues conceptuelles. Abandonner les actes non vertueux. Abandonner la croyance au soi par la méditation. Finalement, il s’agit de réaliser la vacuité, réaliser l’ensemble du chemin du bouddhisme.

 

Ce qu’on appelle le nirvana est « au-delà de la souffrance »

La première étape de l’abandon des actes non vertueux est d’éviter de nuire aux autres, cela permet d’échapper aux royaumes inférieurs.

Ecarter les klesas permettra d’échapper au samsara

Réaliser la vacuité entrainera la diminution des tendances aux klesas

 

73.

Il ne fait aucun doute

Que le yogi qui aura médité

Ainsi sur la vacuité œuvrera

Passionnément au bien des autres.

 

Les étapes qui mènent à cette œuvre active pour le bien des autres sont :

  • La conscience de la libération

            Prise de conscience, la conviction, qu’il est possible de se libérer de la souffrance. Si on accepte sans réaliser par la compréhension, la motivation sera beaucoup plus faible.

  • Se libérer

            Cette prise de conscience va permettre de se libérer

  • Libérer les autres

            Moi, ok, mais les autres ? Ceux qui ne savent pas. Constater les souffrances et avoir la conviction qu’ils peuvent eux aussi se libérer engendre une profonde compassion.

 

Donc, le fondement d’une puissante compassion procède de la conviction qu’il est possible de se libérer. Sans cela on dira « quelle misère … », « que peut-on y faire …. »

C’est comme voir quelqu’un en train de se noyer et voir qu’il il a au loin une ile, une ile qu’il ne peut pas voir de là ou il est. On va souhaiter qu’il nage dans la bonne direction, on va se demander comment l’aider.

Si on ne voit pas l’ile, on aura de la pitié et de la résignation, mais on ne pourra vraiment rien faire pour aider l’autre.

 

Les étapes de l’Esprit d’Eveil, de la bodhicitta s’enclenchent donc ainsi :

Se libérer de la souffrance

Libérer les autres de la souffrance

Les protéger de la souffrance et de ses causes

Il s’agit ici de s’engager dans la protection des autres. Le but d’atteindre l’Eveil est s’quérir la sagesse, la connaissance nécessaire à la protection des autres.

La bodhicitta a donc 2 directions, les autres et la connaissance, la sagesse.

Ce sont les deux facettes de la compassion.

Se débarrasser de la souffrance de tous les êtres

Acquérir la connaissance des mécanismes des la souffrance

Le Bouddha a dit « les souffrances doivent être reconnues »

Quand c’est moi qui souffre, je n’ai pas besoin qu’on me l’explique ! Il fait ici référence à la souffrance qui ne se voit pas. La souffrance du changement, celui qui résulte de l’accumulation des conséquences karmiques, des klesas. C’est là qu’intervient l’importance de se défaire de l’attachement au soi.

 

Toutes les grandes traditions religieuses du monde montrent l’importance qu’il faut attacher à la compréhension de la tolérance, du pardon et de la compassion. Il y a des différences de méthodes et de raisonnements, mais elles ont toutes le même objet.

 

Les religions théistes étendent leur amour à tous les êtres animés, en tant que créations de dieu. Le fait de se voir soi même comme création de Dieu constitue un lien très fort avec les autres et dans cette vie même. Le non recours à la réincarnation constitue une connexion très forte avec l’enseignement de Dieu. Donc, qu’il y ait un dieu ou pas, ce la n’est pas important, l’objet est unique : amour et compassion.

On trouve cette diversité dans le bouddhisme lui-même. On trouve des écrits très différents sur la vacuité, et moi-même, parfois, je m’interroge, avec tout le respect que je lui dois, sur ce que le Bouddha a voulu dire …. J

Je me dis … est il confus ? Non, bien sure, cela n’a pas de sens …

Dans ce cas, souhaite-t-il engendrer la confusion ? Non ! cela n’a pas plus de sens ! …

Il souhaite offrir différents niveaux de compréhension en fonction de la personne à laquelle il s’adresse.

Par exemple, l’enseignement de la vacuité pourrait rapidement entrainer vers le nihilisme pour qui n’est pas en mesure de comprendre cette notion. C’est pour cela que je dis qu’il est toujours plus sûr de suivre sa propre tradition religieuse car elle est adaptée à la nature de notre esprit.

 

 

Dalaï lama – Nantes 2008

19 août 2008 – Enseignements de l’après midi

Retranscription de mon carnet de notes, merci de citer la source www.uranie.net

 

 

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août 19

17 août 2008

Carnet de notes

 

Les trams se suivent et se ressemblent, ils sont tous bondés …

Un type quémande sa clope du matin, il tangue dangereusement. Visiblement il est déchiré, ailleurs. Il me bouscule sans me voir, le regard vide … c’est un petit matin chagrin pour lui on dirait.

Il décide de la fumer sur place et se met à parler avec un couple tout de blanc vêtu. Le bouddhizme ? … Z’est quoi ? …

 

Enseignements du matin

Commentaire de l’esprit d’éveil – Nagarjuna

 

Au cours de l’histoire, les textes ont d’abord été traduits en chinois, puis en tibétain et ensuite en coréen et en japonais. Ce matin, pour débuter la séance, le soutra du cœur que nous venons d’écouter nous a donc été donné en chinois.

 

Le bouddhisme insiste sur la compassion comme base de la non violence. Ceci est commun à beaucoup de sagesses. Nous insistons aussi sur l’interdépendance et nous voyons aujourd’hui combien ceci est important à travers les conditions environnementales qui conditionnent l’avenir des six milliards d’êtres humains qui peuplent la terre.

 

La compréhension de l’interdépendance nous amène à considérer qu’un évènement n’est jamais tout à fait bon ou mauvais. Un évènement survient toujours à la suite d’innombrables autres. La colère par exemple, lorsqu’elle survient, désigne un évènement comme cible unique de notre colère. Il est central de comprendre et d’examiner les évènements qui ont contribués à l’objet de cette colère. Cela permettra de la dénouer plus rapidement et plus facilement. Les enseignements du Bouddha constituent donc une aide précieuse dans notre vie quotidienne.

 

« Libre de la dualité du sujet et de l’objet

Liée aux agrégats, aux domaines et aux sources de perceptions,

Eux-mêmes dénués de toute existence réelle,

Les choses n’ont pas de soi et de ce fait sont égales. »

 

L’ensemble de ce soutra vise à nous faire comprendre la nature ultime de l’esprit. Ce texte nous introduit à la conscience éveillée, cependant, l’essentiel n’est pas orienté vers le sujet qui fait l’expérience, mais vers l’objet. Ce tantra appartient à la catégorie des tantras sacrés.

 

Quelle est la progression de l’enseignement dans ce texte ?

 

D’un point de vue absolu, celui qui s’adresse à ceux qui ont une capacité de compréhension subtile des choses, nous parlons de la nature de la vacuité de l’ensemble des phénomènes.

L’incompréhension est à la base de la souffrance. Les voiles qui obscurcissent cette incompréhension peuvent être levés par la compréhension de la vacuité. Le désir d’échapper à la souffrance ne naît que si l’on sait qu’il est possible de lever ces voiles et de se libérer ainsi de la souffrance. La compréhension de la vérité de la vacuité entraîne le désir de « bodhicitta », de l’esprit d’éveil.

La seconde méthode, celle qui s’adresse aux esprits plus simples, plus grossiers, consiste à commencer par comprendre la souffrance, la possibilité de libération de la souffrance, puis la compassion et enfin la vacuité.

 

Hier, nous avons eu la question « Comment passer de l’ignorance à la connaissance ? ». Ce qui vient d’être dit est un élément de réponse.

 

Je vais maintenant développer cette notion.

 

Dans les 4 versets d’Aryadeva, principal disciple de Nagarjuna, il parle des possibilités de se libérer de l’ignorance. Tout d’abord, le sens de cette libération de la souffrance nous est caché, mais cela peut être dévoilé.

Le nirvana dit « naturel » est basé sur l’idée que la nature profonde, la luminosité fondamentale de l’esprit montre que la nature véritable des choses est masquée par des voiles qui n’ont pas de substance véritable. On parle d’une base fondamentale, une continuité lumineuse d’où surgit les apparences. Le « dhammakaya », le corps de la doctrine, est un état dans lequel toutes fabrications sont dissipées, les apparences, le soi, … Pourquoi le nirvana naturel est il masqué ? Parce que nous avons une vision altérée de la réalité, nous commettons des erreurs dans notre appréciation des choses.

 

Les erreurs n’ont aucun moyen de résister à la connaissance. A mesure que l’on commence à comprendre que les phénomènes sont dénués de substance propre, cela constitue un antidote fondamental pour vaincre l’ignorance. Un antidote est un élément incompatible avec ce à quoi il s’oppose. Il y a un sentiment de malaise propre à une envie de sortir de l’ignorance. Mais cela ne suffit pas, nous devons aussi développer l’entraînement de notre réflexion pour progresser dans notre compréhension de la nature des choses.

 

Une des caractéristiques de la sagesse est aussi que, au plus on se tourne vers la connaissance, au moins l’ignorance a la capacité de durer, dissipant ainsi les « klesas », ce qui fait souffrir, les afflictions mentales.

 

Il y a 2 types d’ignorance.

 

  • Ne pas savoir : Il suffit pour dissiper cette ignorance que quelqu’un vous dise les choses. Ceci est simple.
  • Avoir une perception erronée des choses : par exemple, ce que je vois, les fleurs devant moi, semblent être vraies, mais le sont elles vraiment ? Pour dissiper cette erreur, je dois me livrer à un examen précis et détaillé de ces fleurs.

 

Les facteurs de klesas

 

  • La vue, la perception erronée : la vue pénétrante est un moyen d’y remédier
  • Les émotions affectives : par exemple, quand le pense « moi », cela fait si longtemps que je vis avec cette idée que cela me semble réel. Il faudra que je me livre à une analyse très poussée pour comprendre que le moi est une désignation. Il ne suffira pas de la dire, je devrai l’intégrer par la réflexion.

 

Les agrégats du corps et de la conscience sont éphémères car ils sont nés de facteurs karmiques. A la racine des agrégats qui activent la souffrance, il y a les klesas, c’est-à-dire les émotions perturbatrices, destructrices.

 

« Notre esprit n’est donc jamais né :

Telle est la nature de la vacuité »

 

En ayant un cheminement du matérialisme vers le philosophique,

  • Réfuter la nature intrinsèque des phénomènes et des agrégats
  • Réfuter la dualité des phénomènes
  • Réfuter que les instants de conscience sont dotés d’une existence véritable
  • Réfuter une existence autonome des évènements extérieurs

Amène à comprendre que

  • Les choses n’ont pas de soi et de ce fait sont égales
  • Tous les phénomènes quels qu’ils soient sont dénués d’existence propre.

 

« Pour les bouddhas, l’esprit d’éveil

N’est pas obscurci par les pensées

Intellectuelles comme le soi et les agrégats,

Et toujours il a pour caractère la vacuité »

 

L’esprit d’éveil fit référence à l’ultime, à l’absolu. Celui qui a à voir avec la réalisation fondamentale et lumineuse, il ne peut pas être obscurci par aucune vue erronée.

La vacuité fondamentale n’est pas fabriquée, elle réside en toute chose.

 

« Il faut, l’esprit imprégné de compassion,

Méditer avec diligence sur cet esprit d’Eveil

Les compatissants bouddhas

Méditent constamment dessus. »

 

La méditation sur l’esprit d’éveil  est essentielle car la seule compréhension intellectuelle de la vacuité, sans expérimentation, ne suffit pas à dissiper le voile de l’ignorance. Il fut « réaliser » la vacuité car cela induit le développement de la compassion.

 

« Si on analyse logiquement ce soi

Imaginé par les non-bouddhistes,

On ne le trouve, si tant est qu’il pût s’y loger

Dans aucun des agrégats. »

 

Ici commence la réfutation des vues non bouddhistes

 

« Ce monde dénué de soi

S’écroule quand l’intelligence comprend

Les agrégats, les domaines et les sources

Ainsi que les concepts de sujet et d’objet »

 

Le résultat de la croyance au soi crée un attachement extrêmement puissant et engendre le désir de ce qui semble favorable au moi et le rejet de ce qui lui serait néfaste. L’instinct de soi en tant que « je », comme sujet de l’expérience n’a rien de néfaste. Ce qui importe, c’est de ne pas le réifier au niveau d’une existence réelle, propre et autonome.

 

« Ceux qui veulent faire le bien des autres

Ont enseigné aux Auditeurs l’existence

Des cinq agrégats : forme, sensations,

Représentations, facteurs de composition et conscience. »

 

Ceci se réfère à certains aspects de la philosophie bouddhiste. Les deux premières écoles s’attachent à réfuter la notion d’un moi indépendant, associé aux agrégats du corps, d’un « atman ». Par exemple, le souvenir d’existences passées conduit à croire, à postuler, l’existence d’un moi. Ceci est une idéologie surimposée à la réalité. Soit on l’attache au corps, soit le dit séparé. Il s’agit de voir le moi que comme une désignation, sans existence réelle et continue.

 

La dissipation du moi dissipe la notion du mien.

On pourrait dire que l’attachement au mien est la TVA, la taxe sur la valeur ajoutée de l’attachement au moi. Si par exemple, je vois une belle montre tomber par terre et se casser chez le bijoutier, je dis « c’est dommage ». Par contre, si c’est « ma » montre, celle que je viens d’acheter, je vais avoir une crise cardiaque ! J

 

« Mais à l’attention des bodhisattvas,

Le meilleur des Hommes a toujours enseigné,

Les cinq agrégats comme suit :

Les formes sont comparables à l’écume sur la mer,

 

Les sensations aux bulles à la surface de l’eau,

Les représentations aux mirages

Les compositions aux bananiers

Et les consciences aux illusions magiques. »

 

Se libérer de l’identité des phénomènes. Pour diminuer l’attachement, on agit sur la dissipation du moi et du mien, mais cela ne suffit pas pour diminuer l’attachement aux choses si nous les croyons permanentes. Ce qui change perpétuellement ne peut être pourvu d’une existence autonome et permanente.

 

« Les agrégats, les domaines et les sources ont été enseignés

Pour arrêter la croyance au soi [selon l’esprit seulement].

Quant au point de vue des adeptes de l’esprit-seulement,

Ceux dont la fortune est grande l’abandonnent aussi. »

 

Voir les phénomènes sans existence propre, comme une perception de l’esprit, entraîne une diminution de l’attachement au soi et aux choses. Cependant, si un aspect ultime de la conscience existe de manière ultime, alors les perceptions de cette conscience seraient durables. Les perceptions intuitives s’inscrivent dans la conscience, mais il faut se débarrasser aussi de la croyance à une conscience à l’existence absolue pour se libérer de la souffrance.

 

Là, j’y panne plus rien …. 12h10, je sors affamée :p

Je croise le « type de ce matin », installé sur la pelouse, toujours ralenti apparemment, mais en grande conversation avec un moine. Synchronicité ;)

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